L’Europe vient de signer avec le Brésil sans regarder ce qu’elle signait

Le 1er mai 2026, l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur est entré en vigueur à titre provisoire. Vingt-cinq ans de négociations, une cérémonie à Asuncion, une signature à Bruxelles sous tension, des tracteurs devant le Parlement européen, une saisine de la Cour de justice de l’Union européenne par une majorité de parlementaires qui n’a pas suffi à bloquer l’application du texte. Ursula von der Leyen a parlé de « diversification indispensable » dans une planète sous pression. Ce n’est pas faux. Mais c’est incomplet.

Car ce que l’Europe vient d’officialiser, c’est une dépendance qu’elle avait déjà et qu’elle a choisi de ne pas regarder en face. Le Brésil nourrit le continent européen. Il le fait depuis des décennies. Et personne, dans le débat sur l’accord UE-Mercosur, n’a posé la question qui aurait dû primer sur toutes les autres : dans quel état est le fournisseur ?

Un partenaire irremplaçable sur des fondations qui s’effritent

Les chiffres sont connus des professionnels, ignorés du débat public. La France importe plus de 90 % du soja destiné à son alimentation animale, majoritairement du Brésil. À l’échelle européenne, le taux d’auto-approvisionnement en fèves de soja ne dépasse pas 15 %. Sur les 16,2 millions de tonnes consommées annuellement dans l’Union, 46 % viennent du Brésil, 39 % d’Argentine. Dans les ports bretons, le soja brésilien représente 71 % des importations de la filière. À Lorient, 82 % des tourteaux transitant par le port sont brésiliens. Ce n’est pas une dépendance conjoncturelle. C’est une architecture.

Le Brésil a exporté 164 milliards de dollars de produits agricoles en 2024, dont 23 milliards vers l’Union européenne : premier exportateur mondial de soja, de bœuf, de volaille, de sucre, de café, de jus d’orange. La puissance agricole brésilienne est réelle, documentée, irremplaçable à court terme. Aucun pays ne peut absorber demain ce que le Brésil produit aujourd’hui. Ce constat devrait imposer une vigilance maximale sur l’état de ce fournisseur. Il impose surtout, dans les faits, un silence stratégique.

Ce silence a un coût. Le Brésil traverse une crise institutionnelle, sécuritaire et climatique dont les chaînes d’approvisionnement mondiales ne parlent pas encore. Lula da Silva gouverne sous l’atmosphère d’une fin de règne. Les sondages sont mauvais, les tensions intérieures s’accumulent et les élections générales d’octobre 2026 ouvrent une séquence d’incertitude politique dont personne ne connaît l’issue. L’indice de Gini brésilien, passé de 0,635 en 1989 à 0,534 en 2024, reste parmi les plus défavorables au monde. Cette inégalité structurelle est précisément ce qui nourrit la criminalité organisée qui ronge les fondations de l’État.

Les deux cartels les plus puissants du pays, le Primeiro Comando da Capital (PCC) et le Comando Vermelho, ne sont plus des phénomènes urbains. Ils colonisent le bassin amazonien, les corridors logistiques, les zones portuaires. Le PCC seul compte plus de 20 000 membres identifiés et au moins 80 000 membres affiliés, avec une capacité financière de niveau industriel. Ces organisations imposent des règles parallèles dans des régions qui sont aussi des zones de production agricole stratégique. Ce n’est pas un épiphénomène. C’est un mode de gouvernance concurrent qui dégrade la capacité de l’État brésilien à garantir les conditions d’une filière d’approvisionnement stable.

Ce que le règlement déforestation ne couvre pas

L’Union européenne s’est dotée d’un règlement zéro déforestation qui conditionne l’importation de soja et de bœuf à des garanties de traçabilité. Le texte existe. Son mécanisme de sanction commerciale, en revanche, ne s’applique pas au chapitre développement durable de l’accord UE-Mercosur, qui en est explicitement exclu. L’Europe peut interdire l’entrée de soja lié à la déforestation, mais elle ne peut pas sanctionner commercialement un État qui ne respecte pas ses engagements environnementaux dans le cadre de l’accord lui-même. C’est une architecture normative avec des murs et sans toit.

Sur le terrain amazonien, la situation reste préoccupante, quelle que soit la lecture retenue. La couverture forestière a reculé de 9,1 % entre août 2024 et mai 2025 par rapport à la même période de l’année précédente. Le système PRODES de l’INPE (qui mesure la coupe rase stricte) enregistre pour sa part une baisse de la déforestation sur la période annuelle de référence. Cependant, PRODES ne mesure pas la dégradation progressive liée aux incendies, qui ont atteint en 2024 leur niveau le plus élevé depuis 2010. Ce que la forêt amazonienne perd par le feu ne figure dans aucune statistique officielle de déforestation. C’est un angle mort institutionnel.

Une étude Trase publiée en janvier 2026 documente que le soja brésilien, quasi exclusivement dépendant des précipitations, nécessite 200 milliards de mètres cubes d’eau annuels. À São Paulo, le réservoir principal était rempli à 18 % de sa capacité en décembre 2025, après trois années consécutives de déficit pluviométrique. Les pertes cumulées attribuées à la sécheresse sur cinq décennies représentent déjà 11,65 % de la production brésilienne totale de soja. L’Europe a signé un accord de libre-échange avec un pays dont les filières d’exportation sont exposées à un risque climatique croissant, documenté, non intégré dans ses modèles de gestion des risques fournisseurs.

L’asymétrie dont personne ne parle

La Chine, elle, a vu le problème. Dépendante du soja brésilien au même titre que l’Europe, Pékin a transformé cette faiblesse structurelle en levier géopolitique en investissant dans la chaîne d’approvisionnement à chaque étape, des semences aux infrastructures portuaires. La Chine capte aujourd’hui 73 % du soja brésilien exporté. Elle ne le subit pas : elle l’organise. L’Europe, elle, importait et signait. Sans infrastructure de contrôle, sans investissement dans la résilience de la filière, sans alternative crédible à moyen terme.

L’accord UE-Mercosur entre en vigueur au moment précis où le Brésil est le plus fragile institutionnellement depuis des années, où ses filières agricoles sont exposées à un risque hydrique, et où sa stabilité politique est suspendue à une séquence électorale ouverte. C’est peut-être un accord nécessaire dans la recomposition des équilibres commerciaux mondiaux face au retour du protectionnisme américain. C’est aussi un accord conclu sans diagnostic réel du fournisseur.

La question que Bruxelles aurait dû poser avant de signer n’est pas : combien de tonnes de viande bovine acceptons-nous à 7,5 % de droits ? Elle est : que se passe-t-il pour l’approvisionnement alimentaire européen si le Brésil traverse une crise politique majeure en 2027, sur fond de sécheresse et de criminalité structurelle ? Aucun document de la Commission européenne ne contient le début d’une réponse.

Sources : Grands Dossiers de Diplomatie n° 91, C.-A. Paillard (avril-mai 2026) ; Direction générale du Trésor, Commerce extérieur du Brésil, 2025 ; INPE, Instituto Nacional de Pesquisas Espaciais ; Trase / Centre d’études et de prospective, janvier 2026 ; Agriculture (MDPI), 2024 ; Parlement européen, étude souveraineté alimentaire et dépendance soja ; Euractiv FR, octobre 2025 ; HCBC Bretagne, novembre 2025 ; Revista Cultivar / MAPA, exportations agricoles brésiliennes 2024 ; Conseil de l’Union européenne, accord UE-Mercosur, mai 2026.

Sandrine Doppler
Sandrine Doppler
Analyste & prospectiviste food & agri

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18 Commentaires

  1. La question, aussi, est de savoir s’il restera encore une agriculture en Europe capable le cas échéant de prendre la relève…

  2. Je suis relativement critique par rapport à cet article qui, je l’espère, représente votre opinion Sandrine, pas celle de « Sauvons l’Europe »
    Le titre provocateur pourrait laisser à penser que l’Union européenne est stupide et que le Brésil est le seul pays membre du Mercosur. Ce n’est évidemment pas le cas, même si le Brésil est la principale puissance agricole en Amérique latine, comme ceci est bien expliqué.
    L’article pourrait aussi nous laisser croire que l’accord avec le Mercosur ne concerne que les produits agricoles. Ce n’est clairement pas le cas même si les media français ont souvent tendance à le laisser croire
    Dans le domaine agricole, l’accord fera des perdants (comme ceci est souligné, même s’il aurait été possible de préciser que la limite d’importation de bœuf à hauteur de 99000 tonnes par an correspond actuellement à environ 1% de la consommation de bœuf dans l’UE) mais aussi des gagnants (filière du lait, viticulture…) très silencieux
    La critique sur la déforestation est légitime, mais n’oublions pas que l’Europe a déforesté son territoire avant l’Amérique latine
    La critique sur la dimension politique du Brésil me semble excessive. Certes, Lula âgé aurait du « passer le relais », mais les sondages actuels fluctuent, le fils Bolsonaro rencontre (heureusement) des problèmes
    Last but not least, fondamentalement pour moi : cet article centré sur l’agriculture élude la question fondamentale du positionnement géopolitique de l’UE, face à un continent sud américain où Chine et Etats Unis sont devenus très puissants. Où nous reste-t-il des amis dans le monde, avec lesquels imaginer une bonne coopération (pas seulement commerciale) ? Ne pas répondre à cette question, c’est nous conforter dans une vision critique et pessimiste des choses, que je ne veux pas entretenir, même si l’actualité du moment ne peut pas nous enchanter

    • Cher Olivier, votre commentaire, méritait une réponse. En prenant le temps de réflexion. Merci pour votre commentaire argumenté, qui soulève plusieurs points intéressants.
      Mon article n’avait pas vocation à dresser une analyse exhaustive de l’accord UE-Mercosur, mais à attirer l’attention sur certains angles morts souvent sous-estimés dans le débat français : asymétries normatives, fragilité de certaines filières agricoles européennes, dépendance stratégique et cohérence politique de l’Union.

      Vous avez raison sur un point essentiel : la question géopolitique mérite d’être davantage développée. L’Europe ne peut ignorer l’influence croissante de la Chine et des États-Unis en Amérique du Sud. Mais c’est précisément parce que cet accord est stratégique qu’il mérite un débat exigeant sur ses contreparties, ses équilibres et ses conséquences concrètes.

      Concernant les 99 000 tonnes de bœuf, le sujet n’est pas uniquement quantitatif. Dans des filières déjà sous tension, quelques points de marché peuvent produire des effets économiques et psychologiques importants. La question des normes de production et des différentiels de compétitivité reste donc centrale.

      Enfin, je ne crois pas qu’une approche critique soit incompatible avec une vision européenne. Au contraire. Interroger les conditions d’un partenariat fait aussi partie d’une réflexion stratégique sur la place de l’Europe dans le monde. je suis et reste une européenne, mais parfois les stratégies dans mon cœur métier m’interroge.

      • Remerciements Sandrine pour ce retour argumenté. J’apprécie votre volonté d’expliquer votre position et, dans vos commentaires, des nuances utiles que je n’avais pas trouvées dans l’article. Réflexion stratégique : oui, sans aucun doute, vous avez raison. Approche critique : pourquoi pas ? même si je pense qu’en France l’approche critique manque rarement. Je respecte votre souhait de vous centrer sur l’alimentation, vous avez bien fait de le préciser, mais je maintiens que ce type d’accord impliquant le niveau européen nécessite un jugement global, pas limité à l’agriculture (et surtout pas limité à l’agriculture française). Je note avec intérêt le soutien donné par les Gouvernements italien et espagnol, pourtant si différents, dans des pays fortement agricoles où l’accord fera très certainement, comme en France, des perdants… et des gagnants, et pourquoi ne pas parler des gagnants que nous entendons si peu ?

  3. La position exprimée dans cet article est-elle celle de Sauvons l’Europe? Ne vaut-il pas mieux adresser ses critiques à Trump, Xi Jin Ping et Poutine plutôt qu’à Lula?

  4. Merci pour cette belle analyse de risque, mais après vingt-cinq ans de négociations, je ne vois pas ce que la question « que se passe-t-il pour l’approvisionnement alimentaire européen si le Brésil traverse une crise politique majeure en 2027, sur fond de sécheresse et de criminalité structurelle ? » aurait pu apporter de plus. Face à des Trump, Poutine et Xi-Jinping, il était temps que l’Europe bouge et renforce ses liens avec les pays « satellites ». Ceci dit, le problème de l’agriculture européenne reste entier

    • Merci pour votre commentaire. Je partage en partie votre constat : dans le contexte géopolitique actuel, l’Europe cherche évidemment à éviter un isolement stratégique face aux grandes puissances que vous citez. Et l’Amérique du Sud devient un espace de compétition d’influence majeur.

      Mais c’est précisément parce que cet accord engage l’Europe sur le long terme que la question de la résilience mérite d’être posée. Aujourd’hui, les dépendances alimentaires, énergétiques ou industrielles ne sont plus analysées uniquement sous l’angle commercial. Les risques climatiques, politiques, logistiques ou sécuritaires font désormais partie intégrante de la réflexion stratégique.

      La question n’était donc pas de dire que le Brésil serait un partenaire “à risque”, mais de rappeler qu’une dépendance forte à des zones soumises à des tensions structurelles doit être anticipée lucidement.

      Et je vous rejoins totalement sur votre dernière phrase : le problème de fond de l’agriculture européenne reste entier. C’est sans doute même le vrai sujet derrière le débat sur le Mercosur.

  5. Je ne sais si mon commentaire sera de nature à répondre aux préoccupations tout à fait légitimes d’Olivier Brunet.
    Toujours est-il qu’en inversant la logique de l’expression selon laquelle l’arbre cache la forêt il pourrait y avoir lieu de se demander si, en l’occurrence, la forêt amazonienne n’occulterait pas le figuier indien.
    Il semblerait en effet que l’agitation suscitée par la perspective de l’entrée en vigueur de l’accord concernant le Mercosur ait quelque peu relégué au second plan l’importance de celui négocié avec le puissant partenaire que représente New Delhi.
    Certes, comme dans le cas du Mercosur, les négociations UE-Inde ont été entamées il y a une bonne vingtaine d’années et ont connu elles aussi une suspension (en 2013) en raison de divergences sur des dossiers tels que les réductions tarifaires ou la protection de la propriété intellectuelle. Mais elles ont été relancées en 2022. En outre, la création, en 2023, d’un Conseil du commerce et des technologies ainsi que la visite, en 2025, de l’ensemble du collège des commissaires européens à Delhi ont permis d’accélérer notablement la relance d’un partenariat d’autant plus opportun face à la montée en puissance des ambitions économiques et commerciales tant des Etats-Unis que de la Chine.
    Sans entrer dans le détail d’un dispositif qui mériterait à lui seul une chronique circonstanciée, on peut mettre en avant qu’en plus de totaliser déjà un montant de 180 milliards d’euros par an et soutenir plus ou moins directement près de 800 000 emplois au sein de l’UE, l’accord est notamment censé simplifier les procédures douanières et favoriser un accès préférentiel au marché indien des services en faveur des entreprises européennes, y compris les PME. Il prévoit en outre une limitation des importations agricoles sensibles à destination du marché européen, voire exclut la libéralisation du marché de produits tels que la viande bovine, la viande de volaille, le riz et le sucre. L’accord comprend également un chapitre consacré au développement durable, qui renforce la préservation de l’environnement et traite du changement climatique tout en veillant à la protection des droits des travailleurs et au soutien à l’autonomisation des femmes indiennes.
    L’accord ainsi négocié doit encore faire l’objet d’une proposition formelle de la Commission en vue de sa signature et de sa conclusion proprement dite – ce qui peut nécessiter encore du temps. Mais il semblerait qu’un processus plus serein que dans le cas du Mercosur soit aujourd’hui engagé sur les bons rails et moins exposé à l’impasse d’une voie de garage.

  6. Merci pour ce commentaire très intéressant, qui élargit utilement le débat. Vous avez raison : l’accord avec l’Inde révèle une autre stratégie européenne, probablement plus prudente sur le plan agricole et plus structurée autour des services, des technologies et des équilibres géopolitiques.

    Et votre remarque est importante : tous les accords commerciaux ne produisent pas les mêmes tensions politiques ou symboliques. Le Mercosur cristallise des inquiétudes particulières car il touche directement des filières agricoles déjà fragilisées et se heurte à des questions environnementales extrêmement sensibles dans l’opinion européenne.

    L’Inde pose d’autres défis, mais l’approche semble effectivement plus progressive et politiquement plus acceptable à ce stade. Cela montre surtout que l’Europe cherche aujourd’hui à diversifier ses partenariats dans un monde devenu beaucoup plus fragmenté et concurrentiel.

    • Vous me confirmerez… mais à ma connaissance c’est l’Inde et non l’UE qui a tenu à exclure un certain nombre de produits alimentaires considérés comme vitaux de l’accord, ce qui en effet rend les discussions et l’enjeu peut-être moins sensibles et cruciaux, dans une époque où la souveraineté, mais plus encore la sécurité alimentaire, va de nouveau se retrouver au coeur de toute politique et de toute « gestion du monde » et des échanges économiques un peu rationnels et sérieux. Tout le reste – et ce fut largement le cas depuis des décennies – ne se résume-t-il pas avant tout à la protection des bénéfices de gros intérêts privés ? On ne peut pas discuter de ces accords de libre-échange sans mettre en compte tous ces paramètres, économiques et politiques, qui expliquent l’état du monde aujourd’hui ! Un grand merci en tout cas pour votre éclairage !

  7. Remerciements Gérard et Sandrine. Tout en maintenant mon point de vue sur le Mercosur, comme vous l’avez compris, j’apprécie Gérard ta référence à l’accord récemment conclu par l’UE avec l’Inde, qui montre « un autre chemin » dans un contexte de négociation certainement très différent, sur le terrain agricole notamment. Même chose, plus récemment, avec le Mexique, l’accord conclu me semble très prometteur (et de manière « étonnante » les media français n’en ont pratiquement pas parlé). Vous avez raison Sandrine de souligner la volonté actuelle de l’UE de diversifier ses partenariats. Seule solution sans doute, face aux obstacles rencontrés (notamment) par rapport à la Chine, la Russie et les Etats-Unis (dans des contextes bien différents) mais sujet de réflexion aussi, de mon point de vue : cette multiplication d’accords ne constitue-t-elle pas, également, une sorte de « fuite en avant » pouvant aller à l’encontre d’objectifs environnementaux ? Je m’efforce personnellement de privilégier les « circuits courts » dans ma consommation alimentaire.

    • Cher Olivier,
      Je ne peux que valider ce point sur les circuits courts. Je travaille pour des filières agricoles en France que j’encourage à créer du maillage et des activités adjacentes territoriales. Nous avons beaucoup délégué notre agriculture, que ce soit en France ou en Europe……, mais cela serait un grand débat à avoir ici. Si je pousse le trait nous avons à peine des stocks stratégiques alimentaires. J’interviendrais à ce sujet en septembre. Où les Allemands, recommencent à faire des stocks, les Chinois (on ne les y reprendra pas deux fois) on un an de stock alimentaire….. Mais je serai ravie de prolonger cette conversation…..

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